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De la broderie à l’autonomie : à Dakar, le fil solidaire de la CSAO


À Dakar, certains fils racontent bien plus qu’une histoire de savoir-faire. Ils parlent de femmes, de reconstruction, de travail et d’indépendance. C’est cette histoire que la CSAO — Compagnie du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest — tisse depuis près de trente ans entre la France et le Sénégal.

Fondée en 1995 par Valérie Schlumberger, la CSAO naît d’une volonté de faire connaître en Europe le travail d’artisans et d’artistes d’Afrique de l’Ouest, en construisant avec eux des relations durables. Sa fille, Ondine Saglio, rejoint progressivement l’aventure et lui apporte une nouvelle impulsion créative. Elle développe notamment des collections de coussins, sacs et accessoires et remet au cœur du projet un savoir-faire traditionnel sénégalais : la broderie.


Des mots simples — Amour, Liberté, Bonheur, Paix — commencent alors à courir en fils colorés sur les tissus. Derrière ces objets reconnaissables entre tous se construit surtout un modèle : former des femmes à un métier et leur permettre d’en tirer un revenu. Selon la CSAO, les ateliers développés autour de la broderie ont permis de former environ 150 femmes.


La Maison Rose, reconstruire par l’accueil et le travail


C’est dans la banlieue de Dakar que cette histoire prend une dimension particulière. À Guédiawaye, La Maison Rose, fondée par Mona Chasserio avec l'association Unies Vers’Elle Sénégal, accueille depuis 2008 des femmes, des jeunes filles et leurs enfants confrontés à des situations de grande vulnérabilité et de violence. Elle leur offre protection, accompagnement et possibilité de reconstruire progressivement leur autonomie.

La CSAO s’est engagée aux côtés de la Maison Rose en y développant un atelier de broderie. Des résidentes et des femmes du quartier y ont été formées puis rémunérées pour réaliser les pièces imaginées par Ondine Saglio. Le travail devient alors bien davantage qu'une activité économique : il redonne une place, un savoir-faire, une fierté et la possibilité de gagner son propre revenu.

Les créations réalisées à Dakar ont ensuite voyagé bien au-delà du Sénégal. La CSAO a collaboré notamment avec Sézane, Christian Louboutin, Bonpoint et Le Bon Marché, donnant une visibilité internationale au travail des brodeuses.


Un même fil : l’autonomie

L’histoire de la CSAO et de la Maison Rose raconte ainsi une autre manière d'envisager la solidarité : créer les conditions permettant aux femmes de devenir actrices de leur propre avenir.

C’est aussi ce qui rapproche naturellement CSAO et SHORTEE. D’un côté, la broderie ; de l’autre, la confection de protections menstruelles. Deux objets très différents, mais une même conviction : un savoir-faire transmis à une femme peut devenir un revenu, une autonomie et, à son tour, une force pour toute une communauté.


Aujourd’hui, avec SHORTEE Pocket, cette histoire commune se poursuit : le savoir-faire artisanal de la CSAO rencontre le projet SHORTEE pour contribuer au développement de nouveaux ateliers portés par des femmes.

Un fil qui relie les femmes entre elles — et qui, de Dakar à demain, peut continuer à se dérouler bien plus loin.


Rendez-vous le 15 septembre à la cité audacieuse pour la conférence "Les règles du changement". La Shortee Pocket sera en vente en don libre à partir de 25 euros.




 
 
 

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